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NC16 - Romances hétérosexuelles et homosexuelles
 
anipassion.com
Ven 2 Fév - 21:30
Kali Angana


Nom : Angana
Prénom : Kali
Âge : 23 ans (28 mars)
Origines :Sumatranaises et Anglaise (Jambi)
Orientation sexuelle : Hétérosexuelle, bi si elle a besoin d’un service.
Groupe : Senior
Emploi : 6ème année (A redoublé  sa 6ème année et a 1an de retard dû à son histoire) club de danse présidente
Dominance : Dominante, parfois ambivalente
Famille de race mêlée : Canidé
Animal de race mêlée : Dhole de Sumatra
Appellation scientifique : Cuon alpinus sumatrensis
Quelle catégorie de poids : Petit


Identité





La présentation de son identité se déroule juste avant son départ pour l'académie Wulfran...


Rose pleine d’épines :


"Bonjour Kali, comment vous portez-vous aujourd’hui ? J’aimerais vous poser des questions en rapport avec nos dernières sorties et l’évolution qui en découle."


La psychologue sortit son carnet et s’apprêta à écrire ou cocher ce qui serait utile.

"Alors qu'affectionnes-tu dans ces derniers rendez-vous, que l'on a eu toutes les deux?"


Je pars dans les tréfonds de mon imagination…

Rien ne m’émeus… Je me mets tout de même à parler avec lassitude :


-  Aimer ?... Cela rime à quoi ? Puisque l'on disparaît comme poussière d'étoiles... Dans cette vie tout est dérisoire, rien de bien ne s'y passe... Quand on naît, on nous enfile directement la cape de la mort, prête à nous étouffer au moindre faux pas.
La vie se résume donc à une maladie mortelle et sexuellement transmissible. Alors si je devais définir le monde dans lequel on vit, il est à mes yeux, sang, conflits, viols et famines.



"Et en ce qui concerne la nourriture ?"


- Pendant que des gens festoyaient, je devais racler leurs fonds de poubelles pour me nourrir durant ma fugue, je pense que vous pouvez donc vous douter que je n’ai pas un palais développé…


La psychologue commença à griffonner sur sa feuille de papier pour apporter une correction, elle n’aimait pas énormément la viande, elle la distinguait aux fruits, qu'elle croquait à pleines dents, au vu de leurs dernières promenades. Elle avait aussi cette fâcheuse habitude de fumer et licher dans des bars à cause de son emploi du moment, qui n'était point une sinécure.

"Et que fais-tu désormais durant tes passe-temps ? J’ai appris que le Majordome faisait ton éducation et ton père payait des cours… C’est vrai ?"


Un soupire m’échappe, si elle sait tout cela, pourquoi me le demander ? Enfin bon, si je veux m’en débarrasser, je dois le supporter philosophiquement.

- En effet, j’ai un retard scolaire que j’essaie de combler, désireuse de devenir une personne présentable pour ne pas entacher le nom de mon père, il me faut donc être cultivée. Quant à mes instructions, ce sont des leçons de piano et danse pour apporter satisfaction à ses clients. Mon apophtegme est donc que je ne le fais par plaisir, mais dans le but d’une reconnaissance.

La psychologue émit à nouveau quelques corrections, selon les dires du Majordome elle aimait s’instruire plus que nécessaire, elle lisait profusément et était très assidue dans ses cours. Ses professeurs étaient ravis et pensaient qu’elle s’amusait vraiment, utilisant ses passe-temps comme exutoire, ce qui s'avérait être une bonne nouvelle, le bourgeon éclosait pour une nouvelle vie, passant outre son passé tourmenté.

"Il m’a aussi dit que tu avais une voix éthérée, selon les lettres qu’envoyait ta défunte mère à ton père."

La psychologue vit sa patiente se roidir, elle touchait un point sensible… Elle n’avait donc pas tout chassé de son passé, venant ainsi fissurer légèrement la carapace de la demoiselle, l’assujettissant à ses retranchements, elle comprenait parfaitement que ce don, Kali le tenait de sa mère… Cette dernière entonnait merveilleusement bien et apprenait à sa fille à chanter de son vivant. La demoiselle serrait désormais les poings et la regardait avec arrogance.

- Il vous arrive de vous centrer seulement sur votre travail, c’est-à-dire de parler du présent et de mon évolution ou ce n’est pas dans vos aptitudes ?

Kali regarda vivement ailleurs, les deux savaient qu'il était normal que la psychothérapeute cherche dans son passé, mais cette réaction prouvait qu'elle n'était pas encore prête.
La psychologue changea de sujet, c’était encore trop vif pour énoncer le nom de sa mère.

"Qu’en est-il de tes relations avec autrui ?"

- « Je fleuris donc dans le carnage comme une corolle à l'aube. » Belle citation, ne trouvez-vous pas ? Les conflits sont une forme d'art.
Enfin bref…
Ceci pour vous dire que je ne passe pas de temps, si je n’en trouve pas l’utilité avec mes semblables. Je préfère des rapports conflictuels. L’homme est fourbe, il n’a satisfaction qu’en détruisant autrui, je me suis donc accoutumée à leur manière d’être, mais à un degré plus… Alambiqué.


La psychologue marqua comme dernière chose sur le carnet : Refus de rapprochement s’il y a les arias qui vont avec…




Range tes canines :



Le Majordome qui s’était occupé d’elle en l’absence de son père, avait vu son darwinisme des plus funestes. Il ressortit les lettres manuscrites par la maternelle du chérubin, que lui avait confié le père, pour qu’il en apprenne plus sur elle. Kali était censément d’un caractère allègre, et d'une apparence délicate, malheureusement l'âpreté de la vie lui avait fait prendre un tout autre chemin… Des plus pernicieux.

Le Cygne n’était plus d’un blanc immaculé, mais d’un gris terne à son arrivée en Angleterre. Il était rachitique, farouche, terrassé par les affres et empli de violence… Il avait été difficile de lui parler au début, mais sûrement dû à sa reconnaissance pour le logis et le couvert, il était devenu plus docile.

Malheureusement, la géhenne trop présente dans le cœur de la fillette, la transforma peu à peu en cygne noir. Demoiselle à son adolescence renfermée et peu loquace, l’éducation que le Majordome  lui avait fournie l’avait peu à peu sortie de sa coquille… Pour la rendre présomptueuse et perfide dû à la richesse qui l’entourait.
Il  avait pensé que la présenter aux personne de la haute société, à la demande du père biologique l’aurait aidée à passer outre son passé. Malencontreusement, dû à son jeune âge la frivolité avait pris le dessus et son éclat, sa séduction, son charme et sa éducation, lui avaient fait adopter un comportement outrecuidant.

La jeune femme se faisait appéter auprès des jeunes damoiseaux qui désiraient goûter au plaisir de la chair avant qu’on ne leur trouve une fiancée de leur rang. Elle utilisait tous ses atouts offerts par dame nature ou par un dur labeur, en échange de présents onéreux, au final, elle devenait peu à peu comme sa mère, malgré le fait que Kali était assez riche pour subvenir à ses besoins sans cela.


Il déglutit difficilement.


Kali avait fini par sombrer dans ce rôle qui lui sied admirablement.
Elle restait cependant appliquée et délicate envers elle-même, la médiocrité n’était pas dans son vocabulaire, à moins que le sujet ne l’intéresse guère.

Le Majordome finit par soupirer, l’enfant était devenu aussi austère qu’un glacier, aussi sibyllin qu’une prophétesse, quand on voulait en apprendre plus que nécessaire sur ses origines et aussi manipulatrice qu’une succube pour obtenir tout ce qu’elle convoitait… Un bout de femme opiniâtre et acariâtre comme il en existe rarement au monde… Intéressée que quand le sujet importe à ses yeux et inapprivoisable… Un oiseau fier était né… Portant le prénom désignant le Cygne.





Belle comme une ballerine :



Le médecin attrapa le dossier médical de Kali, à son ouverture il tomba nez à nez sur la photo d’elle enfant. Les policemen l'avaient utilisé dans leur avis de recherche lors de sa fugue…
L'omnipraticien  la reconnaissait à peine, il avait dû s’occuper d’elle assez jeune, quand la fillette était d'une maigreur extrême due aux troubles alimentaires qu’elle avait subis lors de sa fredaine.

On toqua à la porte, elle était arrivée ; il l’intima donc à entrer. Le médecin déchaussa ses lunettes, se leva et tendit sa main à la jeune femme qui lui faisait face… En effet elle avait bien changée.

Ses cheveux onyx, altéraient souvent de teinte, femme au physique caméléon, elle n'aimait pas que l’on entrevoit sa réelle apparence …

Pouvait-on le considérer comme un rejet du passé ?

Certainement.
Malgré tout, sa chevelure était ce qui variait le plus rarement. Elle la maintenait longue, la laissant dévaler le long de ses côtes pour terminer sa chûte en bas de son échine…

Le médecin avait constaté qu'elle laissait la plupart du temps ses boucles au naturel.

Il reporta son attention sur son regard, elle ne portait pas de lentilles de couleur aujourd’hui, ses iris saphir aussi obscurs que la nuit profonde.
Il l’avait souvent vue avec les yeux ambrés, rubis, améthyste et autres encore… La jeune femme avait arrêté de les porter à ses consultations pour qu’il puisse ausculter sa vue et son bon fonctionnement.
Son regard n’était pas vilain, il ne comprenait décidément pas pourquoi elle s’encombrait de lentilles alors que sa vision était bonne…  Il l’avait même déjà vue une fois avec des lunettes sans verres correcteurs, cette femme était un mystère à ses yeux.

Le médecin s’éclaircit la gorge :

"Bon… Montez sur la balance que l’on voit où en est votre poids."

Elle s’avança en sous-vêtements, sa peau était cuivrée dû à ses origines, son nez était fin et droit, sa bouche pulpeuse, on devinait aisément que son corps était celui d’une danseuse. Elle monta sur la pesée, cette dernière afficha 67kg.

"C’est plutôt bien, vous avez continué à vous remplumer, c’est parfait, dirigez-vous vers le mètre désormais."

Mademoiselle Angana s’y approcha sans broncher, il fit descendre le mètre et lut l’inscription à haute voix :

"1m74… Vous avez pris encore 2 centimètres depuis un an… Je ne pense pas que vous allez grandir plus."

Le médecin l’intima à s’asseoir et lui prit sa tension, tout en lui posant des questions sur son hygiène de vie. Il vint lui conseiller de réduire sa consommation de tabac et d’alcool. Elle feignit l’indifférence, trop plongée dans cette adiction.

Elle attrapa sa robe noire, elle lui seyait parfaitement et mettait en valeur ses formes généreuses… On aurait pu la qualifier de belle femme si l’on passait outre son teint blafard et ses cernes dus à ses insomnies formées à cause d’un passé post traumatique.
Le médecin prit la peine de répondre :

"Il serait dommage d’abîmer votre…"

Il ne continua point la suite de sa phrase, il savait désormais que sa voix était un sujet tabou, il reprit donc :

"Corps, vous serez plus faible et fatigable et des tremblements pourraient survenir dû à votre dépendance, vous empêchant d’accomplir vos performances au piano."

La demoiselle se grandit, battit quelques instants des cils avant de répondre sèchement :

- Je tacherais de m’en souvenir.

Sur ces mots elle quitta la pièce d’occultation.
C’était décidément une femme peu chaleureuse.

Histoire




The Story of a Black Swan


Je m’élance, j’entends mon professeur me requérir de baller avec plus de sentiments, plus de vénusté… Tel un cygne. Je m’arrête et le regarde avec un air saumâtre, qu’elle blague de mauvais goût… Il veut me soumettre un face à face avec mon histoire en étant des plus hardis… Il fait florès, j'inhale et me plonge dans l'horizon de mes souvenirs.

Kali… Nom alloué par ma maman, il assigne dans notre langue, le Cygne… Pourtant, dans la théosophie, elle représente la déité de la déchéance… Voici donc ce que je suis ? Un mélange entre l'élégance d'un cygne et la déesse du temps, du trépas et de la rédemption.
Mère destructrice et créatrice.
Les deux ont une histoire en rapport avec l'art corporel. The Black Swan, le lac des cygnes et la hiératique danse pour la divinité.
Je m'interroge sur le fait que notre viager n’est pas déjà composé à notre aurore.

Je m’élance dans l'éther.

Je suis telle les lettres de mon histoire, malheureusement tel mon saut, je suis prisonnière de ces pages crées à mon effigie.

Je retombe péniblement, je sens le regard lourd de reproches de mon mandarin, je suis essoufflée.
Il a raison.
Il est temps que je m’acquitte de mon passé qui m’empêche d’avancer.

Je suis Kali et ceci est mon histoire.

Je suis une fille mâtinée. Ma mère est une asphalteuse, malgré ses erreurs, je ne pouvais espérer meilleure maternelle.
J’ai deux pères, l’un est biologique l’autre adoptif.

J'arquepince une grande inspiration.

Vous commencez à comprendre ?

En effet, ma génitrice s'est entichée d’un de ses clients.



Maman n'éprouvait aucun sentiment pour son mari, elle était prolétaire et s’était unie avec le fils du propriétaire où se trouvait la maison dans laquelle, Nirmala habitait, pour pouvoir la garder. Elle ne pouvait espérer mieux, ses parents peu cultivés n’avaient jamais écrit de testament et l’avaient donc laissé à leur mort sans argent pour subvenir à ses besoins.
La fortune avait été récoltée par ce qui pouvait être appelé, Etat.
Ils n’avaient jamais été bien riches, mais ils voulaient que leur enfant ait un avenir prometteur… Mes grands-parents mangeaient donc peu, pour subvenir aux besoins de Nirmala.
Malheureusement, ma mère avait leur générosité, quand son père tomba malade, elle commença à devenir une belle-de-nuit, cela payait bien et aidait donc financièrement ses parents.
Pourtant, ce ne fut pas assez, ses parents succombèrent quelques années plus tard, ne laissant derrière eux, que cette maisonnée et le médaillon contenant l'unique photo qu’ils avaient pris ensemble, lors de la première paye de ma maman.
Nirmala n’avait jamais avoué son métier, elle leur avait fait croire qu’elle était vendeuse.


Je serre le pendant qui détient désormais cette photo miniature, je me vengerai de la vie, tout en apprenant aux autres la loi de Talion.



Ma mère rencontra par hasard mon père, un Anglais, elle tomba sous le charme de cet homme froid, au regard de la nuit, à la peau immaculée. Vivant sur l’île de Sumatra, nous n’étions pas habitués à rencontrer des étrangers… Et il fallait le dire, le quartier des courtisanes n’était pas le plus connu.
Il s’avéra que mon paternel s’était perdu, cherchant des paysages incongrus et plus magnifiques les uns que les autres, il avait à la place trouvé la perle rare parmi toutes ces filles de joie.
Il avait demandé à Nirmala de lui servir de guide pour lui montrer les coins peu connus de cette île, elle ne voulut pas, malgré la forte tentation, mais mon père désirait rester en sa compagnie, ne la trouvant pas aussi vulgaire que ses collègues.

Il termina vainqueur, William sortit une énorme liasse de billets, discutant de son prix, chaque heure passé en sa compagnie...
Ma mère n’était point cupide, mais elle avait des rêves comme tout le monde et ce dernier n’était pas de rester sur le trottoir, elle voulait ouvrir une maison pour accueillir les filles comme elle et les protéger.

Ils furent heureux, ils s’entendirent à merveille, malheureusement chaque voyage à une fin et il devait partir… La veille de son départ, pour la première fois, William lui demanda s’il pouvait utiliser ses services.
Nirmala accepta, ils se retrouvèrent dans un hôtel luxueux, là, ils s’offrirent l’un à l’autre toute la nuit, rien ne les protégea de ce malheur qui allait s’abattre sur la vie…

Ma mère tomba enceinte, pour tromper son mari, elle coucha avec lui, dès qu’elle se rendit compte qu’elle n’était plus menstruée… Il était violent et malgré son métier, elle était censée se protéger… Cela restait avec les moyens du bord, une erreur pouvait se produire, mais elle ne pouvait garder l’enfant s’il n’était pas de lui… Elle pria donc jour et nuit que je sois un Dhole et non l’animal de mon père, félin sauvage qu’est le puma.

Mon père adoptif, je n’ai pas grand-chose à dire dessus. Il est le fils d’un propriétaire de terres assez riche et c’est lui aussi un dhole… Il ne fait pas grand-chose de sa vie à part boire et frapper ma mère… Nous avons un retard dans l’égalité des sexes dira-t-on...
Il est plutôt populaire pour sa petite fortune, on ne peut pas lui enlever cela, après tout, c’est pour ceci que ma mère l’a choisi. Elle désirait une vie sans problèmes financiers pour ne pas refaire le même chemin que mes grands-parents et puis il était souvent alcoolisé. Nirmala put donc être assez libre dans ses déplacements.





J’essuie la sueur qui perle sur ma peau en repensant à une souffrance passée que peu de personnes peuvent comprendre.
Je secoue la tête… Je n'ahane point, je ne suis pas si cacochyme.



Voici donc le jour fatidique où je fis mon apparition avec un accouchement au naturel, ma mère pleurait… Mon père pensait que c’était de douleur, mais non, elle était soulagée… J'étais un dhole, ma vie n'allait donc pas se terminer au moment de ma naissance.

Je hurlais, j'étais perdue dans ce monde oppressant, froid et déjà trop violant pour un enfant, petit animal tremblant, je regardais aveuglée toute cette obscurité qui m’envahissait.
J’entendis ma maman sangloter et mon père me féliciter pour continuer cette lignée pure.
Ce fut madame Angana qui me baptisa du nom de Kali, mon paternel le prit comme un honneur, voyant son enfant sur la même échelle qu’une déesse, il connaissait mal la mythologie et ne chercha pas plus loin.

La vérité était toute autre, elle savait au plus profond d’elle qu’en grandissant, j’apporterai la destruction, que je serai certes courageuse, puissante, mais que ma vraie nature révélerait au grand jour sa trahison.
Je m’endormis sous ses mots qui commencèrent dès lors à me façonner.

Quelques jours passèrent, je vis enfin les merveilles de la nature, la première commença par ma mère qui me regardait avec tendresse, elle plongeait ses yeux noirs dans les miens bleu nuit.
Un murmure me prévint que j'étais aussi belle que lui et que ce nom ne désignerait pas la déesse, mais le cygne que je serai.
Elle se mit ensuite à chanter, sa voix était mielleuse et séductrice... Une enchanteresse, provoquant des délices auditifs, calmant instantanément mes pleurs.


J'expectore le houka peut-être devrais-je ralentir le rythme ...


Mes autres souvenirs étaient assez flous, je me souvins de la difficulté que fut l’apprentissage de mon aura  puisque peu de personnes s’en occupaient… Mon père buvait et ma mère travaillait comme une forcenée pour subvenir à mes besoins.
J'allais à l'école parmi les singes, et heureusement, car j'avais mes oreilles et ma queue de dhole étaient toujours présentes, ne contrôlant pas encore mon aura… J’avais peur et je me sentais seule, mon père espérait me voir apprendre sans l’aide de personne.
Au final, ce fut mon professeur qui était un serpent Trimeresurus insularis, qui me prit à part et essaya de m’apprendre à gérer mon aura, il était gentil et prenait beaucoup sur son temps pour m’aider.


J'esquisse un léger sourire.


Je me souvins en être tombé amoureuse et espérer me marier plus tard avec, car il était le seul avec ma maman à bien me traiter.
Je souris en revoyant le doux visage de ma mère, elle revenait toujours de son travail quand il était l’heure pour moi d’aller me coucher, on chantait toutes les deux des berceuses pour nous souhaiter bonne nuit. Elle me corrigeait dès que je faisais une fausse note, car je désirais devenir chanteuse avec elle… Je ne connaissais pas très bien encore son travail, mais je voulais montrer la splendeur de ma maman au monde entier et toucher tous nos futurs spectateurs avec nos voix.

La première personne à qui j’ai voulu montrer mes talents fut mon professeur, quand chaque soir, il me faisait travailler le contrôle de mon aura. Je m’étais beaucoup entraînée, et mes fausses notes ne montraient plus le bout de leur nez. J’avais 6 ans, mon récital l’avait touché, une larme à l’œil, il me serrait dans ses bras, sa mine s’était assombrie quand je lui avais déclaré que c’était ma mère qui me l’avait appris… Mais j’étais trop jeune et heureuse pour m’en rendre compte.

La deuxième personne fut mon père adoptif, au début il ne me regarda pas, puis ensuite, il me gifla, me demandant de faire moins de bruit, car il n’entendait plus la radio.


J'éprouve encore un moindre endolorissement à cet emplacement rien qu’en le ressassant.


Je finis par réussir à contrôler mon aura à mes 8 ans, maman paraissait heureuse pour moi… Mais quelque chose n’allait pas dans son comportement.

Elle paraissait très malade, elle avait de la fièvre, des douleurs musculaires, une voix éteinte, elle était faible aussi…
Maman transpirait beaucoup, je ne comprenais pas ce qu’il se passait… Je pensais qu’elle avait simplement un moment de faiblesse, mais les années passaient et cela empirait.

J’avais désormais 10 ans, mes cours terminés, je décidais de déambuler, fuir les critiques des autres enfants qui me répétaient que ma maman était une roulure.

Ce fut ce jour-là que la vérité éclata, ma mère était sur un trottoir et faisait des faveurs à un homme bien plus âgé qu’elle et qui n’était pas mon papa, quelque chose se brisa en moi… Je découvrais enfin ce qu’était ma mère, une personne vendant son corps pour se payer une vie.
Une collaboratrice, lui murmura quelque chose à l’oreille et ma mère me vit enfin, elle ressemblait à un animal apeuré, scandalisé de me voir ici en ce moment même.
Je voulus rentrer chez moi, demander à mon père conseil, mais il serait sûrement en état d’ivresse, je retournai donc en direction de l’école, mon professeur devait savoir quelque chose.

Je toquais à la classe désormais vide, il avait un sourire bienveillant, mais son visage devint plus sombre en voyant mon teint cadavérique, cette même tête au moment où il avait appris que mon talent de chanteuse venait de ma mère… Cela signifiait donc qu’il savait quelque chose.


Je me commémore ce discord :


- Vous êtes un client de ma mère ?
- Je l'étais avant ta naissance, quand j’ai su qu’elle attendait un enfant, je ne l’ai jamais revue.
- Pourquoi m’avouer cette vérité avec autant de facilité désormais ?
- Car un enfant est plus intelligent que ce que les adultes pensent, tu as le droit à la vérité pour grandir et si tu la découvres autrement cela sera pire en pis.
- Qu’à ma maman ?
- De ce que j’ai entendu, elle est atteinte d’une maladie sexuellement transmissible nommée VIH. Son métier est risqué.

Vous avez déjà ressenti une part de vous disparaître dans le néant ? J’avais l’impression d’être en plein cauchemar et quand je me réveillerais, ma maman serait penchée au-dessus de mon lit et me chanterait nos mélodies préférées.

Malheureusement, je ne me suis jamais réveillée, j’ai à la place grandi, révélant peu à peu la tromperie de ma mère. Mes yeux d’un bleu nuit hors du commun, une peau moins brune que mes camarades une taille plus haute que la norme… J’aurais dû en vouloir à ma mère, pourtant ce ne fut jamais le cas, car au final… J’étais heureuse de ne pas être la fille d’un être aussi abject que mon beau-père.
Je devins même curieuse sur mes origines et interrogeai ma maman sur quel genre d’homme était réellement mon père, au début la question la surprit, elle n’avait jamais imaginé que j’avais découvert la vérité.

On avait beaucoup plus de temps ensemble, sa maladie la laissait clouée au lit, je passais donc mes journées à lui parler.
Elle me décrivit son éloquence, élégance, majestuosité, bonté et sa douceur, relevée par une pointe de calme et d’un brin malicieux.
Tout paraissait si merveilleux selon ses dires, elle m’avoua qu’elle n’avait jamais osé le recontacter pourtant, surtout dans son état.
Ma maman ouvrit quand même son tiroir, me montra des liasses de billets inconnus, c’était apparemment de l’argent anglais.
Elle sépara le tout en deux et j’y trouvais un papier avec une adresse, doté d’une belle calligraphie, je caressais le petit morceau avant qu’elle ne le range à nouveau.
Ceci fait, je lui chantais une douce mélodie pour l’aider à s’endormir.

Les saisons passèrent, vinrent l’âge de mes 11 ans, ma maman n’allait survivre encore très longtemps, je n’allais plus à l’école et m’occupais d’elle pendant que son mari lapidait l’argent dans l’alcool.
Ce soir-là, quand j’étais revenue de ballade, je sentis la mort dans la chambre de ma mère, j’accourus à son lit, elle respirait faiblement.
Je caressai sa joue avec douceur, elle m’apprit une nouvelle qui me choqua, elle avait contacté mon père pour qu’il m’emmène, expliquant ainsi sa situation critique.
Je me mis à pleurer, hurler, la suppliant de ne pas me laisser, que j’avais besoin de ma maman… Elle posa sa petite main sur la mienne et de ses yeux vitreux, me demanda de chanter une dernière fois pour elle.
Je la pris au mot et avec pour simple force ma volonté, je me mis à chanter, laissant exploser toute la souffrance que ressentait mon cœur meurtri par sa future disparition.
Mon aura sortit avec violence, laissant apparaître mes canines, ma queue, mes oreilles et un peu de fourrure, mais je continuais la requête de ma maman.


Je n’aurais pu dire combien de temps la petite fille que j’étais avait chanté, mais je sais que ce fut au point d’une extinction de voix le lendemain. Ma poitrine me brûlait, je suffoquais presque à ce soufflet du passé.


Ma mère fut enterrée peu de temps après, il y avait beaucoup d’hommes que je ne connaissais pas. Je voulais les voir disparaître, ils n’avaient pas le droit de salir la cérémonie de ma maternelle. Ce n’était pas grandiose, mais cela suffisait à mon cœur d’enfant pour se recueillir.

Mon palpitant fit un bon soudain, au loin un homme se tenait en retrait, il me ressemblait bien trop pour que j’ignore de qui il s’agissait.
Prise de panique, je me mis à fuir, je n’étais pas prête à le voir, le rencontrer.

Cet homme si loin de nous avait fait le déplacement pour une simple lettre, il était très grand, se tenant tel un aristocrate, je me sentais comme une pouilleuse à côté.

Je courais, des ronces retenaient mes jambes dénudées, là où je passais, la terre virait au rouge, je me retournais, vérifiant les alentours, me transformant peu à peu en mon animal d'origine. Happée par mes émotions, l’humaine avait cédé sa place à la créature qui sommeillait en moi. J’arrivais en haut d’une falaise, je m’y assis et regardais la fin de notre île disparaître dans les contours d’une mer calme. Créature au cœur torturé, des larmes silencieuses volaient au gré du vent.

Après quelques heures de méditation, je me levai et pris la direction de la maison, une question me taraudait l’esprit, pourquoi cet homme ne cherchait-il pas à m’aborder ?
Qu’attendait-il ?
Avait-il la galanterie d’attendre que je fasse le premier pas?
Mais étais-je prête à une nouvelle vie ?

À peine franchissais-je le seuil qu’une gifle vint m’accueillir, mon beau-père était de nouveau bourré.
Je posais ma main sur ma joue et me dirigeais vers ma chambre, se situant à l’étage de notre maisonnée en bois.

Je me laissai tomber sur le lit, le regard vitreux, ressassant dans ma tête cette image de mon paternel biologique. Il était venu à la demande de ma mère, après toutes ces années… L’avait-il vu avant sa mort ou venait-il d’arriver ?

Je m’endormis songeuse, bercée par les bras angéliques de ma mère. Tant que je sentirais sa présence tout se passerait pour le mieux.
J’avais récupéré son pendentif avec la photo de famille, je le tenais fortement dans ma petite main, comme s’il était le dernier lien qui me restait d’elle.


Ma voix ? Je ne la manie plus, je soupire. Je ne désire et ne suis plus apte à pratiquer cet art.


Je continuais d’aller à l’école, voyant mon père de loin, je ne faisais toujours pas le premier pas, et même si cela me mettait mal à l’aise, je le remerciais de rester en retrait.
Mes camarades me jugeaient avec pitié ou dégoût, ils savaient ce qu’était la maladie de ma mère, c’était difficile, mais serrer fortement le médaillon dans ma petite main me donnait du courage.

Cet après-midi-là, je rentrai sagement de l’école, à peine avais-je franchis la porte que je vis mon beau-père ivre mort, il m’assena un coup plus violent que les autres fois, me sonnant. Je commençai à perdre l’équilibre, mais il me retint avec force par le bijou de ma mère l’arrachant de mon cou.
J’étais horrifiée, il venait de détruire ce que je chérissais le plus, j’étouffai un sanglot, il m’injuria de tous les noms possibles.

J’étais une fille bâtarde, comme il se complaisait à me dire, celle de l’union d’un viol et d’une catin.

Il jeta ensuite de toutes ses forces le précieux souvenir de ma mère, je me précipitai dehors, le récupérai et vérifiai son état paniqué.

Le médaillon était légèrement abîmé, mais le principal était préservé, je le serrais contre ma poitrine, en pleurs, c’était décidé, je ne voulais pas rester avec ce monstre… Il fallait que je réussisse à partir avec cet inconnu qui était mon père.
Je couru dans la direction de la ville, la vision brouillée par mes larmes, mais à peine étais-je sortie de la propriété que l’objet de mes recherches s’agenouillait et m’ouvrait ses bras.

Mon cœur meurtri se réchauffa instantanément, cela faisait si longtemps que je n’avais pas été accueillie aussi chaleureusement. Je me précipitai dans ses bras, une main immense caressa mon dos et m’enserra avec tendresse. Mes cris se firent plus fort, tellement mes émotions contradictoires se faisaient ressentir, la colère, la douleur, le soulagement, la peur de l’inconnu, le manque d’un parent.
Il caressa ma tête avec douceur, tout en parlant avec un fort accent chanté notre langue, je n’avais jamais réfléchi au barrage du langage, mais voir que l’on pouvait communiquer me réchauffait au plus haut point.

Je commençais à exposer toute ma tristesse et mon envie de partir d’ici, de quitter cette île qui avait pris la vie de ma mère à cause de la pauvreté environnante.
Il me souleva avec aisance, son corps était chaud, je me demandai quel animal il pouvait être. Il m’expliqua ensuite que pour cette nuit, il voulait bien m’héberger dans la même chambre d’hôtel que lui. Il partirait parler à mon père adoptif le lendemain, j’avais peur, mais j’étais plus rassurée de le suivre plutôt que de rentrer chez moi avec ce fou qui m’attendait.


Je me complais dans un léger sourire, c’est un bien curieux philanthrope, il n’y a pas à dire.


Nous avions passé la nuit à parler de nos vies respectives. J'étais curieuse et cherchais à en savoir plus sur mon père. J'appris ainsi que c'était un puma. Il me fit un cours d'histoire, m'expliquant que les anglais avaient conquis l’Amérique, où ses ancêtres vivaient. Une arrière-grand-mère à lui s'était entichée d'un conquérant et elle était repartie avec lui comme plusieurs autres personnes avaient suivi ces étrangers.
Tout me paraissait compliqué et je commençais ainsi à me plaindre de tous mes tracas. Puis je vins parler de mon amour et mon admiration pour mon professeur. Le sujet principal fut ensuite ma maman, il m’expliqua l’amour qu’il avait senti naître en lui. J’étais heureuse de voir que malgré la courte période, ils s’aimaient vraiment… Il n’était certes pas à l’aise de découvrir l’existence d’un enfant, mais il ne me rejetait pas, au contraire, il me répétait être fier … Car il détenait le plus précieux des biens, se rattachant à ma mère.

J’étais heureuse.
Nous nous étions endormis dans les bras l’un de l’autre, son aura féline, me dérangeant le moins du monde, malgré le Dhole qui sommeillait en moi.
C’était un personnage avec beaucoup d’humour, un Anglais qui se trouvait être dans une caste sociale assez haute.
J’acceptais donc la proposition d’adoption de mon paternel biologique, en dénonçant ainsi la violence que ma défunte mère et moi recevions.
Il me promit ainsi d’aller en parler à mon père d’adoption le lendemain.

Cette nuit fut agréable, je dormis comme je ne l’avais pas fait depuis longtemps.

Le lendemain, William et moi partions voir mon paternel adoptif. Avant d’entrer dans la bâtisse, il m’incita à me balader, la discussion pouvant avoir des longueurs.


Mon visage se crispe, je n’aurais jamais dû le laisser seul. Si j’avais su, rien de tout cela ne serait arrivé.


J’étais partie cueillir des baies dans la forêt avoisinante pour William, j’arrivais devant l’arbre qui donnait à ma chambre. Les fruits se trouvant dans le creux de mon T-shirt, je les déposais à terre, pour aller chercher un récipient dans la cuisine et ne pas déranger les hommes et leur discussion d’adulte.

À peine avais-je entrouvert la porte que la solitude enserra mon cœur, mon beau-père toujours aussi éméché que d’habitude venait de balancer une chaise par terre, la brisant.

Mais William n’était pas là.

Je sortis précipitamment dehors, je demandais à la première personne que je vis si elle avait vu un étranger. Mes mains tremblaient, il était partit en urgence dans le début de l’après-midi…

Ma gorge se noua, il ne pouvait pas me contacter et je devais me douter que cela ne se ferai pas d’un claquement de doigts... Mais devant cette déception si grande, je n’eus pas le cœur à rentrer en attendant le retour de mon beau-père.
Je pris la fuite.


Mu fugue avait commencé ce jour-ci. Je prends du recul et me demande pourquoi j’avais fait cela. Je ne comprends décidément pas l’enfant que je fus.
Je commence à relever la tête, analysant cette piste de dance qui s’offre à moi…



J’avais peur, la scène n’arrêtait pas de venir me hanter… Pourquoi est-ce que ça, c’était déroulé ainsi ? Il devait y avoir une raison. Je serrais le médaillon contre mon cœur, une pluie fine se fit ressentir, s’écrasant sur mon visage déjà baigné de larmes.
Je posais ma main sur ma gorge, tout le monde que j’appréciais disparaissais sans laisser de traces, je devais être maudite, sans faire attention je l’enserrais avec force.
Manquant subitement d’air, je la relâchais, je devenais folle. Une brise fraîche vint me faire frissonner, je n’avais pas remarqué, mais je m’étais transformée en animal entre temps.

Je regardais la vaste forêt et décidai de m’y engager dans un trot léger, je devais fuir tout ce monde, toute cette misère, trouver un havre de paix et rejoindre ma mère.

Ma survie fut compliquée, les mois s’écoulaient et je résistais grâce à la nourriture trouvée en forêt, et dans les poubelles des autres que je fouillais au cours de la nuit.
Je ne craignais plus la forêt la nuit, j’étais toujours sous mon apparence animale et commençais à prendre un peu trop ses attraits à mon goût.
Malheureusement, on ne pouvait survivre dans la nature éternellement, j’étais à bout de force, crasseuse, épuisée et sous-nourrie. Je ne parlais plus assez et m’étais renfermée sur moi-même, la seule chose encore humaine chez moi se trouvait être le médaillon autour de mon cou. Je l’avais rattaché grâce à de la corde, ficelle, trouvée dans les bennes à ordures.

Je boitais, je m’étais blessée à plusieurs reprises, ne me soignant pas et laissant la plaie s’infecter.

Mais voilà, cette nuit était différente, la fièvre était montée, mon corps amaigri et faible avait du mal à le supporter, je pensais mourir, seule.
Je continuai pourtant de marcher, mon instinct de survie me forçait à avancer, je commençai peu à peu à reconnaître l’endroit où je vivais, j’avais beau l’avoir fui, je marchais machinalement dans sa direction.
Je ne me souvenais plus de rien, trop affaiblie par mon état. J’arrivai enfin devant une porte qui me paraissait familière, je voulus y gratter, mais m’effondrai à la place dans un couinement d’agonie.


J’effleure le parquet lisse, je pensais pourtant que j’y passais cette nuit-là. Châtiment ou bénédiction ? Je ne sais toujours pas, mais Brahma créateur de l'univers né dans une fleur de lotus, elle-même émergeant du cordon ombilical de Vishnu, ayant pour monture un cygne –ironie du sort- m’a sauvée, je dois lui faire honneur et ne plus la gâcher.



À mon réveil, ce que je pensais être le lendemain, je ne savais où j’étais. Tout était aveuglant, blanc et puait les médicaments.
Je vis enfin une tête reconnaissable, celle de mon professeur, il était blanc et les traits tirés. Je me trouvais dans la ville principale de Sumatra, dans un petit hôpital. Il y avait aussi des policiers, je ne savais ce qui m’arrivait, j’étais sous mon aura animale et je grognais, j’étais apeurée.

Il me fallut près d’une semaine pour reprendre à peu près le contrôle de mon aura et me redresser de mon lit. Les perfusions me faisaient effet. Je réussis à reprendre l’usage de la parole et on m’expliqua ce qu'il se passait.

Cela faisait environ six mois que l’on me pistait, des avis de recherche était diffusés, mais je m’étais volatilisée.
Les policiers ayant perdu ma trace, pensant que je faisais une fugue de quelques jours, l’odeur de mon passage avait disparu.
Mon professeur m’expliqua que William quant à lui était venu le voir. Il lui avait demandé de m’expliquer que l’adoption était possible, mais qu’il avait une urgence et ne pouvait pas rester plus longtemps. Son Majordome viendrait me chercher sous peu, que je n’avais pas à m’inquiéter…

J’étais soulagée, mes larmes roulaient le long de mes joues, je me sentais idiote.
Un vieux monsieur arriva quelques jours plus tard à l’hôpital, il avait été contacté par l’état pour prévenir que l’on m’avait retrouvé. Il s’agissait du Majordome qui venait me récupérer.

Je partis donc un mois plus tard, le temps de me remettre sur pied, direction l’Angleterre, je ne fis mes adieux qu’à ma maman et mon professeur.

Aucune larme ne coula ce jour, un nouveau départ, une nouvelle vie, une nouvelle armure se mettait en place.

On arriva dans l’après-midi, je découvris une grande ville pour la première fois de ma vie. J’avais peur, mais je ne disais rien, je devais me faire silencieuse pour ne pas prendre de corrections, je m’imposais déjà assez par mon choix et puis je ne pouvais dire grand-chose, le barrage de la langue était là.

Les premiers mois furent compliqués, je ne comprenais pas ce qu’il  me disait, ma campagne me manquait et dès qu’il s’approchait de moi sans que je ne l’entende, je grognais.
J’arrivais vers mes 13 ans quand je daignai enfin décrocher mes premiers mots, la Majordome commença à faire  mon éducation, pour l’aura il c’était plus compliqué, il n’arrivait pas à me canaliser comme il l’entendait… Il faisait pourtant tout pour que cela marche et me laisser aller un peu plus à l’extérieur de la bâtisse, sans subir de moquerie, ou pire encore, d’attouchements.

Mes années à m’occuper de ma mère et durant ma fugue, m’apportèrent de grosses lacunes, j’avais un retard scolaire trop important pour aller en cours.
Ma maigreur et mon humeur instable l’inquiétaient, il décida donc de me payer un suivi psychologique et médical, après avoir contacté mon père par mail et en parler avec lui longuement.
Petit à petit, je commençai à passer du temps avec John, il m’apprit ainsi qu’il était au service de cette maison depuis désormais 30 ans… Le père de William l’avait recueilli car il était aussi lui orphelin suite à un accident de voiture et lui avait donc confié la tâche de s’occuper de William en échange du logis et du couvert.


J’aimais les anecdotes de John mais je restais très peu bavarde, il me laissa donc parler à tous les membres de la maison, pour m’habituer peu à peu à ce monde. Mon père avait beau m’avoir reconnu comme sa fille, me trouvant pour le moment indigne de ce titre, j’évitais de parler à des personnes de haut rang, pour ne pas commettre d’impairs.

Durant l’année de mes 13 ans, le Majordome me demanda si je désirais faire une activité particulière, je voulus essayer la danse … Une attirance peu banale, mais je voulais me transformer en Cygne et ne plus être le vilain petit canard que j’étais.
Les débuts furent compliqués, mais j’appréciais, énormément, même si je ne le montrais pas, je lisais beaucoup de livres Anglais, je voulais découvrir la langue de mon père biologique.

Car à chaque fois que j'entendais parler de William, c'était avec bonté et respect, prêt à tout pour aider son entourage...
Je voulais le vérifier moi même ces dires, même si j'avais entraperçu ceci lors de son séjour à Sumatra, décidant ainsi de commencer une correspondance avec lui.
Les mails qu'il m'envoyait été toujours emprunts de douceur et d'affection à mon égard. Pourtant, cela ne devait pas être facile pour lui, étant donné que je me montrais taciturne et sauvage...
Il rentrait peu du travail et quand je le voyais il avait les traits tirés, il fut un temps où j'en vins même à me demander s'il n'évitait pas sa propre maison dû à ma présence... Il n'était peut-être pas aussi à l'aise qu'il le prétendait dans ses mails, ou avait il tout simplement peur de me brusquer, au vu de mon comportement à son égard depuis ma fugue? Je ne lui avais peut-être pas tout à fait pardonné de m'avoir laissée seule avec cette impression d'abandon...

À mes 14 ans, je demandai à John de me laisser assister aux galas, il m’informa qu’il devait demander confirmation à William. Ce dernier allait rentrer sous peu, il demanda donc à être présent lors de mes premières soirées.

Je ne bronchai pas, les notables ne faisaient pas non plus trop attention à moi au début, trop jeune pour me trouver un quelconque intérêt. Moi ça m’allait parfaitement, je ne désirais que les observer, pour être à leur hauteur le moment venu.

Je pus aussi prendre une deuxième activité, je décidais de me lancer dans le piano, il y en avait un dans le salon principal et cela me démangeait d’en faire.

Je grandis sans soucis, toujours suivi médicalement, mon caractère présomptueux commençant à prendre petit à petit le dessus.

Malgré cela, mes échanges avec William commençaient à être plus fluide et plus doux, murissant avec le temps, j'avais su prendre le recul nécessaire pour faire la part des choses... Il revenait d'ailleurs un peu plus fréquemment, mais nous ne faisions pas grand chose ensemble, la gêne étant palpable quand l'on se voyait... Il avait tenté quelque fois de me prendre dans ses bras et me proposer des activités, mais je m'étais légèrement raidis à ce contact et braqué au vu de ses propositions... Je ne voulais pas le blesser, loin de là, mais je n'arrivais pas à me détendre en sa présence... L'idée était folle, mais peut-être que sa présence me projetais à nouveau dans la peau de la fille pouilleuse et crasseuse que j'étais à l'époque et qu'il a sauvé... J'avais ainsi peut être peur de le salir, à le laisser ainsi m'approcher...


À mes 17 ans, je décidais de préparer une petite surprise pour la fête d’anniversaire de William et les invités. Les domestiques m’aidèrent à tout préparer, m’habillant, me coiffant et me maquillant avec grand soin.
Ce soir, le canard gris que j’étais se transformera en un majestueux cygne noir.

La pièce était dans l’obscurité, j’étais assise, j’entendais mon père demander à John s’il s’agissait d’une panne de courant. Des invités  chuchotaient, se demandant ce qu’il se passait.

Puis un silence total, je me mis à toucher l'ivoire, des personnes chuchotèrent agréablement surprises, cela me donnait encore plus confiance en moi, gonflant mon ego.
Un projecteur vint m’éclairer, je continuai mon récital concentrée, je faisais désormais mon entrée dans ce monde d’adultes aussi noir que les ténèbres.

Une fois terminé, je me levai et m’avançai vers mon père qui me félicitait pour ma prestation. Il ne put s'empêcher de me prendre dans ses bras et embrasser mon front et pour la première fois, je vins même rendre son étreinte, pensant que ça serait pour lui, le plus beau cadeau.

Des damoiseaux vinrent ensuite poser leur main sur mon épaule ou ma taille, ils me susurrèrent des mots doux et des compliments, je roucoulai avec eux, étalant ma science pour montrer l’intelligence que j’avais obtenue, faisant ainsi oublier le moucheron que j’étais dans mon passé. Ils me promirent de somptueux cadeaux en échange de « date » comme ils appelaient… Pour faire plus ample connaissance, si je puis dire.

La soirée se passa pour le mieux, on me flatta puis prit soin de moi, je rejoignis mon père qui fit le tour des invités pour me présenter.

Les mois passèrent, je ne voyais plus beaucoup William, ce dernier devant s'absenter souvent, à cause de soucis avec son entreprise, je profitais donc pleinement de ma liberté, prenant du bon temps avec de jeunes riches, qui m'offraient des cadeaux pour me courtiser.

J’avais peur au début que mes actions s’ébruitent, mais voulant eux aussi garder toute leur dignité et fierté, ils ne laissèrent aucun indice s’échapper de leur bouche.
On commença à me payer des bijoux, m’emmenant dans de grands galas en tant que Dame de compagnie. J’étais gâtée, plus que je ne l’aurais imaginé.
Je commençai à devenir manipulatrice, cherchant à tirer profit encore plus que nécessaire. Je gagnais tellement en échange d’un baiser.

John avait du mal à s’y faire, j’avais trop changé à son goût, la petite fille sauvage que j’étais avait disparue, laissant une femme fausse et sans pitié.

Le temps défilait, j’avais désormais 19 ans et je décidais de passer l’équivalent du bac en candidat libre, ma fierté était telle, que je me refusais d’échouer, je travaillais suffisamment dur pour obtenir ce diplôme à mes yeux inintéressant. Je l’obtins, malgré ce que l’on pouvait imaginer, je m'exténuais pour obtenir ce que je désirais… Mais discrètement, je ne voulais plus que les gens voient ce côté sérieux de ma personnalité…

Je devais désormais choisir une académie pour faire mes études. Je fis plusieurs recherches internet, cherchant un endroit pas trop loin de l'Angleterre, ne voulant pas trop m’éloigner de ma nouvelle vie luxueuse et surtout, essayer d’attirer assez l’attention de mon père pour qu’il lâche un peu son travail et s’occupe un peu plus de moi. Rien ne paraissait très intéressant, cherchant aussi une académie prestigieuse. Je décidais alors de taper dans la barre de recherche: "Académie thérianthrope art de la scène". La prestigieuse académie Wulfran, regroupait des personnes similaires à moi, préparant des études d'Art de la scène…

J’avais certes arrêté le chant, mais j’étais plutôt fière de moi en tant que danseuse et pianiste… Il faudrait que je travaille plus dur pour réussir le concours.
Malgré tout, je voulais essayer. Être artiste et en particulier danseuse dans des spectacles était comme un rêve à mes yeux, il allait me rapprocher de ma mère, déjà haut dans le ciel et mon père pourrait suivre mon évolution peu importe l’endroit où il se trouvait, si j’étais assez douée pour passer à la télé.
De plus je ne voulais pas profiter plus de leur gentillesse, vivre dans le confort sans avoir à gagner mon pain me déplaisait.


Je me relève.
Oui.
J’ai désormais un but et je ferais tout pour y parvenir. Je sens le regard de mon professeur dans mon dos, il attend de voir le résultat.
Je m’élance dans une chorégraphie endiablée, repensant à tous les moments forts de ma vie. Mon pouls s’accélère, une poussée d'adrénaline, je m’envole, je pense à ma maternelle.
J’atterris avec légèreté, mais épuisée.
On m’applaudit, je me retourne et vois mon professeur souriant, il me félicite d’avoir réussi. Je suis tout aussi fière de moi, mais je fais l’ignorante.
Je le regarde et lui répond d’un ton glacial :

- En même temps, une professionnelle se doit de faire face à n’importe quoi. Je te rappelle que je suis en préparation pour mon concours, je ne peux me laisser aller pour si peu.


Sur ses mots, je m’éloigne, j’enfile mon manteau et sors dehors, prenant la direction de la villa. John m’y attend, ma valise à côté.
Nous prenons la direction de l’aéroport, mon vol pour cette île est pour bientôt. Je n’ai pas osé dire à mon père par mail que je désirais m’y rendre pour ne pas trop m’éloigner de lui, je lui explique donc que l’académie fait partie des élites. Il  me fit confiance et ne chercha pas plus loin.

L’heure défile, il est temps pour moi d’embarquer. Je salue chaleureusement le Majordome.

Je décolle enfin vers cette terre nouvelle.



Mon arrivée à l’académie est des plus neutres à mon goût, des personnes m’apprécient pour mon physique, d’autres ont entrevu mon tempérament et ne me supportent pas… Quant aux plus faibles d’esprit, j’en fais mes victimes, leur ordonnant des futilités telle une diva.


Mes cours sont assez complexes mais intéressants, je parviens à m'en sortir dans quasiment toutes les matières sauf une, l'épreuve de chant, je n'y assiste même pas, malgré le fait qu'elle soit dans l'UE.
Lors de ma dernière année, je ne me suis pas présentée au concours non plus, me faisant ainsi recaler directement, les professeurs ne voulant pas donner le diplôme à une personne ne faisant pas l'effort d'essayer.
Je commençais à boire plus que nécessaire, énervée d'être ainsi forcée. Je fume et fais bien moins attention à moi, devenant plus acerbe et présomptueuse avec autrui. Je ne veux plus chanter et je suis prête à tout pour parvenir à mes fins sans être obligée de même fredonner une simple mélodie.



Je n'ai pas revu mon père depuis mon départ, contrairement à John qui m’attend à chaque fois que je retourne là-bas lors de mes vacances.
Dû à mon tempérament encore trop lunatique, mon dossier médical est psychologique sont dans les mains des professionnels de cette île. Je devrais parler un petit peu au psychologue, pour qu'il puisse m'aider à parler à mon père à cœur ouvert.



Tout se trouble soudainement, j’ai chaud, la nausée se fait sentir, je hurle et ouvre les yeux. Il est 3h30 du matin… Tout n’était qu’un affreux cauchemar empli de souvenirs.
J’éponge mon front, mon passé me hante encore bien trop… Je tremble, heureusement, je n’ai réveillé personne. Je me lève, m’habille et sors discrètement… J’hésite à aller en salle de danse… C’est interdit, mais je suis trop terrorisée pour me recoucher… Je veux dire trop éveillée.
Je ne veux pas qu’on me prive de l’accès à la salle d'art corporel… Je décide donc de sortir en douce dehors, je fais un bond pour passer par-dessus le muret de l’académie et me dirige vers le parc.
Emmitouflée dans mon vêtement, j’exhale, le froid me pique, je ne suis plus très loin du parc, j’y entre sans trop de difficultés. Je glisse sur une plaque de glace et atterris dans la neige. Je me pose enfin contre un arbre et contemple le ciel. J'allume une cigarette puis sors le médaillon, l’ouvre et caresse du bout du doigt le portrait de ma maman.

Je murmure :

- Attends-moi Maman… Tu verras, je deviendrai ton étoile et je brillerai d’un magnifique éclat, pour que même toi, tu puisses me voir, malgré la distance qui nous sépare….


Autre : (Précisions de dernière minute)


Suppléments


Le code : Validé
Ton pseudo :Vi/Kimia
Ton âge : J’ai la vingtaine
Notre découverte : /
Ta présence : Tous les jours
Ton avatar : Ahri, League of Legends
Tes références : Vu, pas plus.
Un rajout : Nop~

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Orientation : Hétérosexuel
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Humeur : Présomptueuse

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Ven 2 Fév - 23:40
Re-bienvenue ! Ah, je savais que c'était Ahri ton avatar, je m'étais donc pas trompée. Copine, c'est mon perso préféré dans Lol [mode fan désactivé]. Bonne chance pour ta validation !
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Sam 3 Fév - 2:56
Merci la miss, moi ce n'est pas mon perso préféré mais je l'aime beaucoup et esthétiquement parlant elle atteint le summum ♥️
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Localisation : Chercher un amusement
Emploi/loisirs : Senior - 6eme année - club de danse
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Dim 4 Fév - 1:12
Bienvenue Kali
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Orientation : Bisexuel
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Emploi/loisirs : Junior - 1ère année
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Dim 4 Fév - 1:17
Merci Shawn~ ♥️



Edit Ma fiche est terminée
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Ven 9 Fév - 22:43
Hâte de pouvoir jouer avec toi. Bonne chance pour la fin de ta fiche o/
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Sam 10 Fév - 15:44
Merci Cauchemar, j'ai tout aussi hâte~
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Lun 23 Avr - 20:30
C'est bon, tu peux jouer ta tant attendue senior! Amuse toi bien.~

Tu seras dans la chambre n°A011 avec Kim Holmes.

► Tu es validé(e) ◄


Va maintenant faire ta fiche de relations pour pouvoir faire plein de liens différents avec les autres membres du forum, ainsi que ta fiche de RPs pour que tu puisses tout de même savoir où tu en es dans tes aventures sur le forum ! Une demande de logement peut-être intéressante aussi, si tu veux avoir un petit chez toi et surtout... si tu n'es pas un étudiant et que tu en as les moyens.~
Et pourquoi pas une demande de parrainage si tu es un junior qui a besoin d'aide ou un senior qui veut proposer son aide ? Tiens ! Nous te donnons même la liste des parrainages juste dessous pour que tu puisses voir qui est libre ou non !
Allez, va vite faire une demande de RP pour pouvoir découvrir de grandes aventures !
De plus, tu ne fais plus partie de la Team Newbies et peux maintenant accéder à de nouveaux salons de discussion sur le Discord du forum, en demandant à faire partie de la Team Pokémon ou la Team Bisounours !

le Barman nommé Désir
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